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Mon troisième retour à Constantine en novembre 2007

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Mardi 6 - Départ vers Constantine.

Ce nouveau séjour sur le Rocher est un peu différent des deux précédents. Tout d'abord je pars seul, et puis je n'ai pas voulu faire trop de publicité sur ce voyage. En effet je vais à Constantine pour un projet que je ne veux pas trop dévoiler pour le moment. J'en parlerai plus précisément le moment venu.
Mon voyage emprunte le parcours, qui comme les autres fois, me mène de Nantes à Marseille, puis de Marseille à Constantine. Cette fois l'attente à l'aéroport de Marseille-Provence est un peu longue. En effet j'arrive le matin vers 8 heures pour repartir vers17 heures. Heureusement j'ai apporté avec moi un bon bouquin, et le temps passe quand même assez vite.
L'heure de l'enregistrement des bagages arrive enfin. Là je fais la connaissance d'un ingénieur des Eaux de Marseille (Véolia) chargé de la remise en état du réseau d'eau de Constantine. Il travaille sur ce projet depuis maintenant trois ans et m'affirme que dans deux ans les travaux seront terminés. Alors grâce également à la mise en service du nouveau barrage, Constantine sera approvisionnée en eau aux normes françaises (même traitement à l'ozone) et ce 24 heures sur 24, ce qui est loin d'être le cas actuellement. Cette personne qui, il y a trois ans, ignorait tout de Constantine, en est aujourd'hui devenue mordue. Il y a emmené femme et enfants et espère bien après la fin des travaux pouvoir y rester pour la maintenance du réseau.
Voyage sans histoire, avec toujours à l'arrivée les interminables formalités de police. Une fois ma valise récupérée, je sors de l'aéroport. Là m'attends Djamel accompagné d'Omar, une personne que je ne connais pas, et qui va nous servir de chauffeur. Retrouvailles et nous voilà partis vers la ville. Quelques nouveaux échangeurs sur la 4 voies qui mène vers le Rocher. Omar décide alors de nous faire faire un petit tour de Constantine « by night ». Après la grande mosquée, nous rentrons en ville. Place de la Pyramide, rue Rol, la Brèche, puis le boulevard de l'Abîme, traversé de Sidi M'Cid, l'Hôpital, puis arrivée chez Djamel dans le quartier d'El Kantara. Omar nous quitte. Et je fais connaissance de l'épouse de Djamel et de ses fils. Je m'installe avant de passer à table. J'ai droit pour ce premier repas à une spécialité de la femme de Djamel, la mkartafa. C'est une sorte de spaghetti maison accompagné d'une sauce avec sûrement de la tomate, mais également bien d'autres ingrédients. Un délice.
La soirée se passe en discussion avec l'ami Djamel.
Il ne me reste plus qu'à me mettre à l'horizontal pour récupérer de ma journée de voyage.

 

Mercredi 7

Après une bonne nuit de sommeil et un copieux petit déjeuner, nous décidons de sortir pour un premier « petit » tour.
Mon coiffeur d'El KantaraEn arrivant au nouvel échangeur d'El Kantara, qui a remplacé le passage à niveau, je me souviens que c'était là qu'enfant Le salonj'allais chez le coiffeur. Mais j'avais pensé lors de mes précédents voyages que le bâtiment abritant le coiffeur avait disparu avec la construction de la nouvelle route. Djamel m'indique alors que les coiffeurs sont toujours là. En fait il y a deux salons tenus par des membres de la même famille. Je reconnais alors celui où j'allais me faire couper les cheveux il y a plus de 45 ans. Le coiffeur est là, et il s'avère que c'est toujours celui qui officiait quand j'étais à Constantine. Le salon a bien sûr été modernisé, mais la disposition est restée la même.
Nous continuons vers la rue Nationale, via le pont d'El Kantara. Arrivés à la Médersa, Djamel me propose d'aller voir si une de ses connaissances, qui travaille sur la rénovation de la Souika, est présente. Nous rentrons dans la Médersa, mais cette personne n'est pas là. Dommage, mais cela m'a permis de revoir l'intérieure de la Médersa.
Nous repartons vers l'atelier de notre ami Driss, le maître dinandier. Il nous accueille très chaleureusement. Nous convenons de nous revoir le lendemain chez lui pour le déjeuner.
Djamel m'entraîne alors par de minuscules venelles, des chemins de terre et des éboulis, jusqu'au bord des gorges. C'est là qu'était la maison de son enfance, face aux gorges. Aujourd'hui elle a disparu, comme toutes celles de ce quartier. La vue est superbe.

Nous reprenons notre route, toujours à travers la Souika, jusqu'au bout du pont de Sidi Rached. Puis nous remontons la rue Rouault de Fleury, pour continuer jusqu'au centre culturel Malek Haddad. Là il y a une exposition consacrée à la dinanderie. Plusieurs stands proposent toute une palette de la production algérienne et en particulier constantinoise. Driss a son stand également. Nous discutons avec plusieurs exposants. Juste avant notre départ Driss arrive à son tour pour tenir son stand.
Il est temps de remonter jusqu'au stade Turpin pour prendre un bus qui nous emmène jusqu'à Boussouf chez Mohamed Azizi, avec un petit détour par l'atelier de Djamel au Polygone. Mohamed est absent, mais notre arrivée lui est signalée. En attendant sa venue, nous dégustons un petit café. Lorsque notre hôte arrive, nous passons à table. Pendant le déjeuner nous appelons l'indispensable Lokmane qui ne tarde pas à arriver, avec toujours autant de bonne humeur. C'est là que Mohamed propose d'organiser une petite réunion des membres de notre forum qui se trouvent à Constantine. Il ne reste plus à Mohamed, qu'à nous ramener en voiture jusqu'à la Pyramide.

Le stand de Driss Un autre stand Une dentelle de cuivre

Pour la réunion Lokmane pense à mon ancien camarade de classe. Il travaille à la Sonelgaz, mais je ne me souviens plus comment il s'appelle. Mais je me souviens que j'ai mis son nom sur mon site. Qu'à cela ne tienne, nous entrons dans un cyber-café et nous nous connectons sur mon site pour trouver le nom de mon ami. Ceci fait il ne nous reste plus qu'à nous rendre aux bureaux de la Sonelgaz où nous demandons à le voir. Lokmane en profite pour adresser des compliments à la charmante hôtesse. Quel incorrigible séducteur ce Lokmane ! Bien entendu surprise de Toufik, qui ne s'attendait pas du tout à me voir. Un petit café, et Toufik accepte bien volontiers l'invitation.
Nous redescendons par les escaliers qui bordent les esses du Coudiat pour aboutir à la librairie Média-Plus, où je retrouve Yassine, le directeur. Nous sommes très heureux de nous revoir. Pendant ce temps Djamel est parti me changer quelques euros, car je voudrais acheter un livre. Bien entendu quand il revient avec les dinars, le livre m'a été offert. Lokmane nous quitte en sortant.

Djamel et moi nous reprenons notre périple vers la Brèche, puis nous remontons le boulevard de l'Abîme jusqu'à la mairie. En passant je découvre l'avancée des travaux des nouveaux hôtels. Le gros ouvre est bien commencé. D'autres travaux attirent mon attention. En effet Petit commerceAu fil des ruesl'esplanade qui couvre le marché est fermée, car l'on est en train de refaire l'étanchéité, en effet le marché avait tendance à être un peu inondé les jours de pluie. Voilà donc des travaux qui avancent. Nous continuons le long de l'hôtel de ville pour nous enfoncer dans la ville vers la cathédrale. Une petite visite à un bijoutier et nous continuons pour rattraper la rue Nationale, avant d'atteindre la passerelle Perrégaux. Nous la franchissons pour nous rendre à la gare. Arrivés à El Kantara nous cherchons un cyber-café. Le premier est plein comme un ouf. Il y a là pas mal d'enfants qui pour certains font des recherches sur Internet, mais qui pour la majorité font des jeux sur les ordinateurs. Dans le cyber suivant nous nous faisons une petite place. Nous lançons donc sur les forums l'appel pour la réunion.
Nous rentrons enfin au bercail. Nous fixons également rendez-vous à Omar, l'ami de Djamel, pour le lendemain. Au dîner nous avons une excellente tekhtoukha (ou chakhchoukha), mais la fatigue de la journée fait que je n'ai pas faim. Je suis vraiment honteux de ne pouvoir avaler que quelques bouchées de ce plat que j'aime pourtant beaucoup. La fatigue est vraiment présente car à 21h 30 nous sommes couchés et prêts à nous endormir.

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